Your guardian A N G E L

Hier soir, j’ai poussé la porte de ta chambre, comme tous les soirs.
Mais hier soir c’était différent…Il était 23h30, les larmes coulaient sur mon visage, j’étais triste, tellement triste …
Je me suis penchée sur ton grand lit de prince, j’ai posé ma main sur tes cheveux, je t’ai caressé. Tu aimes tellement ça!! Je t’ai embrassé la joue, une larme a coulé sur ton front, je t’ai chuchoté à l’oreille « Je t’aime »

Hier soir n’était pas un soir comme les autres, un ange de plus a rejoins les cieux. Dieu a ouvert ses bras et l’a accueilli. Elle est parti rejoindre ton arrière grand mère.

Tu dormais si paisiblement, je voulais, au plus profond de moi, que tu te réveilles pour pouvoir te prendre dans mes bras, sentir ton odeur, te rendormir. Je voulais que tu sentes que j’étais là, à côté de toi. Mais tu étais bien loin dans tes rêves et je n’ai pas osé rester une seconde de plus.

Hier soir j’ai compris… J’ai compris que la promesse que je t’avais faite le jour de ta naissance, je ne pourrai l’honorer. Pas comme je l’entendais, pas comme je le pensais…
Je t’avais promis d’être toujours là pour toi, de ne jamais te quitter, de toujours te protéger.
Mais pris dans notre vie de famille, pris dans notre bonheur baigné d’amour, j’ai oublié…j’ai oublié la maladie, j’ai oublié la mort, j’ai oublié les larmes, les adieux et la tristesse. J’ai oublié le manque laissé.

Mais hier, mes pieds sont revenus sur terre.

Mon fils, si Dieu me tend les bras, je veux que tu saches que je ferai mon possible pour honorer ma promesse, je serai toujours là, dans tes rêves les plus doux, dans tes pensées les plus amoureuses, dans ton grand cœur. Je serai toujours là, mon sang est le tien, tu coules dans mes veines, je coule dans les tiennes. Je serai là quand tu regarderas ton reflet dans le miroir. Tu n’auras qu’à m’appeler, me parler, me chuchoter en toute intimité, timidité et pudeur…

Même si Dieu me veut près de lui, je continuerai chaque nuit de ta longue vie (oui car tu auras une longue et heureuse vie) à te chuchoter des mots d’amour. Je toucherai ta joue, je t’embrasserai, tu me sentiras et tu mettras ta main sur mon baiser déposé.

Mon fils, Ma vie, Mon bonheur, écoutes moi, lis moi.

Depuis que tu es né, tout a changé. Chaque jour j’ai peur, chaque jour je suis terrorisée à l’idée de te perdre, je suis tétanisée à l’idée de devoir te laisser seul, sans moi ta maman. J’ai confiance en la vie, j’ai confiance en nos anges gardiens qui veillent sur nous trois, qui veillent sur notre si belle et douce famille.

Mon fils, n’aies pas peur de la mort, n’aies pas peur de pleurer, c’est normal. Tu as le droit de crier, de hurler, de m’en vouloir, tu as le droit de me détester mais écoutes moi, lis moi.

J’ai cru que nous allions être invincible, j’ai cru que la mort, la maladie ne nous toucheraient pas. Mais mon amour, ce soir, je me rappelle, je me rappelle que la vie est bien trop courte, que Dieu peut nous arracher en une seconde. J’ai oublié que Dieu pouvait quelques fois être injuste, dure et intraitable. J’ai oublié …
Ne m’en veux pas, je nous croyais tellement forts. Je croyais que l’on était au dessus de tout cela, que jamais rien ne pourrait nous atteindre.

J’espère chaque jour, je prie Dieu chaque minute, quand je te regarde grandir, évoluer, quand tu te tournes vers moi et que tu ris aux éclats, que Dieu soit indulgent avec nous, que Dieu nous laisse vivre heureux et amoureux pour toujours.

Toujours sera un jour fini, mais ce jour là je serai une vieille grand mère, certainement toute fripée et un peu enveloppée mais toi, tu continueras à me dire que je suis belle, car oui je serai ta maman. Tu auras grandi, tu auras trouvé un métier qui te passionne, tu seras heureux avec une jolie demoiselle qui aura la chance, chaque matin de se réveiller dans tes bras. Tu seras doux, attentionné et romantique, tu seras parfait. Mais comme la perfection n’existe pas, tu auras le caractère de ta mère.
Tu auras de magnifiques enfants, tu feras de moi, une grand mère comblée. Tu viendras me voir, pas assez souvent à mon goût, mais tu m’excuseras car tu comprendras que quand on aime, ce n’est jamais suffisant. Tu comprendras que quand on aime, le manque de l’autre est immense.

Je lis déjà dans ton cœur, je sais qu’il est grand, qu’il est pure, qu’il est beau et qu’un sublime avenir, une magnifique et magique vie t’attends. Je ferai tout mon possible pour la partager le plus longtemps possible avec toi.

A toi, Mon Fils,

Ton ange gardien, au delà des étoiles, pour toujours, à la folie de l’infini, à jamais

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