Saint Rémy de Provence

Avant, on partait sur un coup de tête, on claquait la porte, avec juste mon sac à main, une paire de Rayban et nos paquets de clopes.

Avant on partait sans se retourner, on ne pensait qu’à nous et c’était déjà beaucoup.

Avant, on regardait par le fenêtre, on voyait un peu de vent ou de pluie et on se réfugiait dans le canapé sous un plaid, à regarder des bêtises à la télévision.

Avant, on ne se posait pas la question « Qu’est-ce qu’on va faire demain ? »

Avant, on était deux.

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Aujourd’hui nous sommes une famille.

Aujourd’hui tu es notre seule priorité, notre raison de vivre et d’être heureux.

Aujourd’hui, nous sommes trois.

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Tous les jours, nous faisons notre possible pour éveiller tous tes sens. Nous te créons, quotidiennement, de nouveaux souvenirs, de belles images de bonheur et d’amour.

Le soir, tu peux t’endormir paisiblement et rêver de ces sublimes journées en famille. Nous savons, que c’est la nuit que tu te crées ton avenir, nous savons que tu rêves, nous savons que tu revis toutes ces choses, que tu fais un tri pour n’en garder que le meilleur.

Et nous voulons que ce meilleur fasse de toi une personne exceptionnelle.

Voilà pourquoi chaque sortie peut ressembler, de l’extérieur, à une véritable expédition. Mais, en réalité pour nous, c’est une quête vers le bonheur.

Chaque pas hors de la maison est un pas de plus vers le futur « toi ». Ce « toi » que tu seras dans quelques mois, quelques années.

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Tu aimes voir le monde tourner autour de toi, ce monde qui va s’y vite que tu en perds ton équilibre, ce monde totalement fou qui t’attends et te tends les bras.

Tu aimes sourire au premier passant.

Tu aimes tendre tes bras aux arbres et parler aux feuilles. Elles tourbillonnent, s’envolent, se posent sur ta main, je crois qu’elles te répondent. Il me semble qu’elles aiment, elles aussi, ta compagnie.

Tu t’émerveilles de quelques lumières qui peuvent jaillir d’une ruelle.

Tu es capable de te faire un torticolis pour revoir quelque chose sur lequel nous sommes passés trop rapidement.

Tu tournes la tête dans tous les sens, au rythme des différents bruits que tu entends.

Tu aimes toucher tout ce que tu peux, comestible ou non, tant que tu peux le porter à ta bouche et le mordiller.

Le vent caresse tes petites joues qui deviennent toutes rouges avec le froid.

Tes yeux pétillent de curiosité.

Tu nous regardes, tu nous souris, comme pour nous remercier pour cette journée. Et notre seule récompense c’est te voir sourire et rire aux éclats dans ton sommeil. On se demande à quoi tu penses, à quoi tu rêves, on se demande ce qui te rends si heureux.

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On a envie de croire que c’est cette journée, cette journée banale parmi tant d’autres, cet échange de fous rires avec moi, cette discussion interminable avec papa.

On a envie de croire que cette danse endiablée dans mes bras, sur Amine « On dirait » et ces quelques pas de danse aussi ridicules que mignons, te procurent tous ces sourires.

On a envie de croire que tu chantes, dans tes rêves, toutes ces comptines que l’on peut te répéter à longueur de journée.

On a envie de croire que l’escargot de la comptine « Oh l’escargot, quel drôle de ptite bête… » est devenue ta grande amie.

On a envie de croire que toutes ces choses que l’on te fait découvrir, tous ces bruits, tous ces paysages, toutes ces couleurs sont en train de créer ton monde imaginaire.

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Alors si pour les autres, sortir avec un bébé relève d’un défi, avec un sac, une poussette, du change, une dosette de lait, un bibi, 3 couvertures, un bonnet, des jeux et une sucette ; pour nous c’est une véritable expédition familiale vers une destination connue de beaucoup L E   B O N H E U R

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