Je plaide coupable …

Il m’arrive d’être sur mon téléphone au lieu de jouer avec toi.

Il m’arrive de perdre patience quand tu me testes au moment de la sieste.

Il m’arrive d’être tellement épuisée par ce rythme soutenu, qu’en rentrant à la maison je te regarde t’amuser, en direct du canapé, les pieds en éventail.

Il m’arrive d’avoir envie de partir de la maison, d’être seule, juste le temps d’une journée, de flâner, de ne rien faire et de ne penser qu’à moi.

Il m’arrive de ne pas avoir de patience, quand en pleine nuit, tu te réveilles.

Il m’arrive aussi d’avoir des palpitations, quand le matin tu hurles, il m’arrive de détester cela.

Il m’arrive de m’énerver contre toi parce que je te dis NON et que tu continues.

Je suis coupable, coupable de ne pas être tous les jours une bonne mère. Coupable de ne pas toujours avoir assez de patience envers toi. Coupable de ne pas m’amuser avec toi, autant que je le devrai, car je cours après les machines, le repas du soir et tout le tralala. Je suis coupable de ne pas arriver à décrocher facilement du travail.

Mais …

Ce que tu ne sais pas, ce que je te ne dis pas, c’est que …

Quand je suis sur mon téléphone, c’est souvent pour te prendre en photo, retoucher tes clichés et les partager avec la famille (entre deux applications de réseaux sociaux)

Quand tu te mets à hurler sans une larme, au moment de la sieste, je reviens te caresser les cheveux et te chuchoter à l’oreille « Je suis là, en t’inquiètes pas, je ne partirai jamais loin de toi! »

Quand je te regarde t’amuser, et que je suis posée sur la canapé, je souris, je souris tellement que j’en ai des crampes aux joues. Tu me fais rire, tu me donnes le sourire, je te vois faire, j’imagine les films que tu te fais dans ta tête et j’adore ça.

Quand j’ai envie de prendre l’air, d’être seule le temps d’une journée, dès que je passe le pas de la porte et que je te laisse derrière moi, mes pensées te sont entièrement destinées. Tu me manques déjà et le temps est long sans toi. J’écourte alors souvent ma journée en tête à tête avec moi même, pour te retrouver un peu plus tôt que prévu.

Quand, en pleine nuit tu te réveilles, et que Papa prend le relai car je tombe de fatigue, je vous écoute, je tends l’oreille et je vous imagine, dans les bras l’un de l’autre. Je l’entends te parler, j’imagine tes réponses. Je me demande pourquoi tu te réveilles, qu’est ce qui peut bien te déranger à ce point là et je passe en revue tous les points importants: fièvre, chaleur, peut être que tu as froid, les dents, tu as mal quelque part, tu as fait un cauchemar …

Quand le matin, au lieu d’entendre « Moooman » « Papa » tu hurles, même si j’ai des palpitations, que je me réveille de mauvaise humeur, dès que je pousse ta porte, que je te vois me sourire et courir d’un bout à l’autre de ton lit, je fonds d’amour. Mon cœur devient du chamallow fondu et j’adore ça. On parle tous les deux pendant que je te change la couche et qu’on descend les escaliers. On se met sur le canapé, tu mets tes petites jambes autour de mon bassin, tu poses ta tête contre mon épaule et je respire à pleins poumons ton odeur.

Quand je te dis NON et que tu continues, ce que tu ignores c’est que je rigole toute seule, dès que tu as le dos tourné, en te voyant faire. Je te dis non, tu me regardes, la bêtise à la main, tu souris, tu te retournes et tu continues. Petite canaille que tu es !!

Même si je suis coupable de ne pas être tous les jours une bonne maman, je suis aussi coupable de t’aimer éperdument. Je suis coupable de l’inondation d’amour que je te porte.

Oui je ne suis pas tout le temps au top, mais après tout, mon fils, la maman parfaite n’existe pas.

Même quand la fatigue, l’énervement et l’impatience me guettent, tout est balayé d’un coup de vent quand tu me regardes et que tu me souris.
Je devine dans ton regard … ce que tu penses…

Pardonnes moi mon fils, je te promets que je fais de mon mieux ♥

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