Se remettre en question… Toujours ! #éducationpositive #conférence #delphineroubieu

    Hello les Mamans,

    Cela fait un petit bye que je n’ai pas posté d’article.
    Je reviens en forme, Les Blablas de Maman are Back !!

    Et me revoici avec un article qui me tient particulièrement à cœur.

Ma remise en question sur la façon d’élever mon fils. 19 mois mon grand bonhomme, 19 mois que j’apprends à être maman et il n’y a pas de bonne ou de mauvaise façon de faire. On fait comme on peut hein ??!!
D'ailleurs cette article ne vise à culpabiliser qui que ce soit. Mais peut être vous ouvrir vous aussi, comme moi je l'ai été, vers de nouveaux horizons.

J’ai voulu comprendre mon fils bien au delà de ce que je comprends, de ce que je crois comprendre de lui.
Une remise en question, une quête vers l’information suite à un élément déclencheur.
Aaron mangeait difficilement le soir.
D’abord on s’est dit: « OK il n’a pas faim ! »
Puis le lendemain: « OK il n’aime pas ! »
Puis le surlendemain: « OK il fait un caprice ! Ok il me teste ! … »

Mais je n’ai juste pas compris sa demande, je n’ai juste pas compris ce qu’il voulait me dire :

MAMAN JE VEUX MANGER SEUL !!

Sans aucune aide, juste lui et sa cuillère, ses doigts, son bavoir. Pas en 10 min mais en 30. Avec des plats renversés, des yaourts qui finissent par terre. Doucement mais sûrement.
Je n’ai pas compris qu’il voulait simplement grandir !

Me voilà donc dans ma quête d’informations: Comment ais je pu passer à côté de cela ?
Et je suis tombée sur une conférence en ligne (je vous mets le lien plus bas) Pendant 1 heure j’ai pris des notes, derrière mon ordinateur et à la fin, je me suis dit : mais quelle c**** je suis ! J’aurai dû comprendre … J’ai culpabilisé bien sûr puis comme la conférencière le dit si bien, on ne peut pas comprendre quand on ne sait pas.

J’en suis qu’aux prémices de ma remise en question sur les façons d’élever mon fils, mais je vais déjà vous donner quelques points qui m’ont frappé, des choses que l’on fait déjà, d’autres pas encore, des choses évidentes qui semblent logiques quand on les connait mais quand on est jeune maman, tout ne parait pas si simple.
Pris dans le tourment de la vie, la fatigue, le stresse, le repas à préparer, le ménage à faire, les machines, le bain… on se rend compte que notre patience peut vite atteindre ses limites face à un « caprice » une « crise » et on réagit toute différemment.

Aujourd’hui je me suis remise en question et j’ai décidé de pousser encore plus loin la chose. Je veux comprendre mon fils, je veux comprendre mon enfant, en profondeur, le comprendre réellement pour être la plus bienveillante possible.
L’éducation positive, la bienveillance, cela vous parle ?

Petit retour sur les points marquants de la conférence de Delphine Roubieu et du Dr Frédéric Denaës-Roubieu.

  • L’attitude de l’enfant est toujours différent avec vous qu’avec une tiers personne (nounou, autre membre de la famille…) car vous êtes son référent. C’est souvent la maman qui est visée.
    On entend souvent: « C’est dingue avec moi il ne fait pas ça, avec moi il ne pleure pas, avec moi il ne fait pas de caprices » … Sachez que votre enfant ose avec vous car il est en confiance.
    Au même titre, qu’en rentrant après une journée de boulot éreintante, vous avez tendance à vous décharger sur qui ? Votre mari, votre conjoint, la personne qui partage votre vie.
    Les enfants font pareil.
  • On passe beaucoup du temps à préparer l’arrivée de bébé, une belle chambre, un beau parc … mais on oublie l’essentiel: l’environnement de la maison. Partons du principe que tout ce qui est à sa portée peut être toucher. Lui dire NON ne sert à rien avant 21 mois, il ne retient pas l’information. Vous allez voir en lui une forme de défiance mais il ne comprend juste pas ce que vous lui dites. Il sait que quelque choses se passe mais c’est tout.
  • Trop de NON engendrent des frustrations. Imaginez qu’à chacun de vos gestes quelqu’un vous dise NON ne touche pas, ne fait pas, NON arrêtes. Soit vous vous lassez et vous perdez confiance. Vaut mieux des murs bien solides (ce sont les règles et les limites) plutôt que des barrières un peu de partout. A l’intérieur de ces murs, une totale liberté.
  • Instaurer une routine. Vers 2 ans, les enfants sont rassurés par la routine, c’est important pour eux, ils aiment cela.
    Pour Aaron, il sait qu’en rentrant de chez la nounou, on s’amuse, puis Maman lance le repas, on file au bain, on met le pyjama, puis il joue encore un peu pendant que je prépare son assiette. On passe à table puis on s’amuse un peu le temps de digérer, on monte les escaliers (tout seul) et on va faire dodo.
  • Pour pallier à son impatience et donc désamorcer d’éventuelles crises, rien de mieux que de le faire participer aux tâches que vous êtes en train d’effectuer (les repas, mettre la table, détendre le linge, cuisiner …)
  • Aux alentours de 24 mois, l’enfant veut grandir ! Il veut faire les choses par lui même. Il a donc aussi besoin de faire des choix. C’est ce qu’on appelle l’adolescence de l’enfant. Afin de ne pas s’éparpiller, proposez lui des choix fermés: « Tu veux que je te mette ton manteau ou tu veux le mettre tout seul ? » « Tu veux manger dans ton bol ou ton assiette ? » … Ainsi l’enfant peut affirmer ses choix et il se sent respecter. Souvent, nous faisons les choses par réflexe sans se poser la question de savoir s’il le souhaite ou pas. On les oblige à aller dans la direction que l’on souhaite. Et comme le dit si bien Delphine Roubieu: "Est ce que nous voulons des enfants soumis ou des enfants qui deviendrons des adultes affirmés, forts et qui ont confiance en eux ?"
  • Poser des limites et des règles. C’est le moment où le NON prend tout son sens. Expliquez lui les choses et acceptez qu’il ne soit pas d’accord avec vous mais ne jonglez pas entre laxisme et autorité. Tenez vos règles de façon ferme, ne cédez pas et parlez lui. Par exemple, pour moi c’est important qu’Aaron ne grignote pas avant le repas. J’accepte qu’il ne soit pas d’accord et qu’il le manifeste, je lui parle et lui explique que je comprends qu’il ne soit pas content mais c’est important pour maman qu’il ne grignote pas avant le repas, sinon il ne mangera pas bien le bon petit repas que je lui ai préparé.
  • Comme le dit Maria Montessori: "il n'y a pas d'éducation sans imitation". En effet, vous avez dû le remarquer, bébé vous imite. Pas besoin de le bassiner avec des « dis merci, dis bonjour … » si vous même vous le faites, par mimétisme l’enfant le reproduira quand il se sentira prêt.
  • On ne peut pas mettre des limites et des règles sur tous les fronts, il faut choisir ses batailles pour votre bien et celui de l’enfant. Ainsi vous vous épargnerez une fatigue mentale inutile. Si la propreté c’est important pour vous, expliquez à bébé qu’en mangeant il ne faut pas en mettre de partout.
  • Les caprices n’existent pas avant 4-6 ans. Quand bébé aura l’intelligence de mettre les formes, sans hésitation, dans sa boîte à formes, alors il sera capable et se rendra compte des caprices. Oui oui croyez le ou non, faire un caprice est une forme d’intelligence.
  • Jouer désamorce bien des crises. Les enfants ont besoin de chahuter pour se défouler, pour se décharger de la journée passée. Avant 24 mois, l’effet « poisson rouge » vous permet de désamorcer une crise. Il veut un interdit (exemple: votre téléphone) distrayez le avec un autre jouet. Plus tard, soyez inventives!
  • C’est quand vous avez le moins envie de faire un câlin à votre enfant, qu’il en a le plus besoin. Pendant une colère, après une dispute. C’est un moyen empathique de lui montrer que vous l’accompagnez dans son mécontentement, que vous comprenez. C’est une sécurité affective. Je l’accompagne en l’entourant pour le rassurer.
  • Les pleurs reflètent un besoin primaire non satisfait. Les enfants sont des livres ouverts.
  • Quand on pense qu’un enfant fait un caprice, pique une colère, il est simplement en train de s’exprimer. C’est un trop plein de sentiments, qu’il ne sait pas gérer. Notre bienveillance est le seul moyen pour désamorcer. Sinon ne vous inquiétez pas, une crise dure en général 15 minutes. Vers 13 mois, c’est le moment où il s’affirme et c’est aussi la période où il doit apprendre à se calmer tout seul. Ce n’est une punition de faire en sorte que bébé se calme seul, après avoir essayé le jeu, les câlins, les rires et la discussion.
  • Savoir s’excuser et reconnaître ses erreurs. « Je m’excuse de t’avoir mis une fessée, je suis désolée d’avoir crier trop fort » et lui expliquer pourquoi. C’est important pour l’avenir de bébé. Savoir s’excuser, pardonner et être empathique.
  • Attention aux « TU » ! Ce n’est pas votre enfant, c’est la situation. Préférez « cela m’énerve, c’est sale, ce n’est pas très gentil… » plutôt que « TU m’énerves, TU es sale, TU es méchant … » Une façon de déculpabiliser l’enfant et d’arrêter de l’incriminer.
  • On demande à un enfant ce qu’on ne pourrait pas faire, ou ce qu’on ne pourrait pas demander à un adulte. Par exemple, vous rentrez, vous êtes énervée et votre mari vous dit « files dans ta chambre te calmer, si tu ne te calmes pas je te fous une claque … » Et pourtant c’est typiquement le genre de réflexion que l’on dit à nos enfants…
  • Quand on ne sait pas, on y voit de la provocation. Par exemple, je ne savais pas qu’un enfant de – de 21 mois ne comprenait pas le NON. Quand je disais NON à Aaron et qu’il me regardait en souriant et en y retournant, j’y voyais de la provocation.
  • La bienveillance n’est pas du laxisme. Ce n’est pas parce qu’on ne punit pas et qu’on ne mets pas de fessée que son enfant est un roi. La bienveillance éducative c’est poser des limites, les tenir fermement mais accepter que l’enfant ne soit pas d’accord avec cela.
  • Vous pouvez retrouver la conférence de Delphine Roubieu ici

    Les vidéos d’Isabelle Filliozat sur sa chaîne Youtube ici

    Dans la continuité de cette conférence j’ai commandé plusieurs livres. J’ai hâte de les recevoir et de pouvoir vous en parler.

  • Qui veut jouer avec moi ? Jouer pour mieux communiquer avec nos enfants – Lawrence Cohen – 7.50€ ici
  • Parents efficaces – Thomas Gordon – 6.50€ ici
  • Il n’y a pas de parent parfait – Isabelle Filliozat – 6.50€ ici
  • La discipline positive – Jane Nelsen & Béatrice Sabaté – 7.90€ ici
  • Au cœur des émotions de l’enfant – Isabelle Filliozat – 6.50€ ici
  • Petit conseil: -5% à la FNAC pour le retrait en magasin. Sinon ce sont les mêmes prix de partout (Cultura, Fnac, Amazon…)

    Mes prochaines commandes seront:

  • Vivre heureux avec son enfant – Dr Catherine Gueguen – 7.40€ ici
  • Jouons ensemble autrement – Catherine Dumonteil-Kremer – 12.50€ ici
  • J’ai tout essayé – Isabelle Filliozat – 6.90€ ici
  • Poser des limites à son enfant … et le respecter – Catherine Dumonteil-Kremer – 4.95€ ici
  • Pour une enfance heureuse – Dr Catherine Gueguen – 7.80€ ici
  • 1 Comment

    1. Marina

      Merci pour ces conseils 🙂 je vais écouter la conférence de suite😊

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